tiré du blog gentille sorcière
Si vous vous êtes égarés ici pour savoir comment gagner plein de sous : perdu !
Je ne vais pas vous parler argent, mais dangers face au soleil. A la veille d'un WE ensoleillé, et juste avant les vacances, cela me semblait utile…
Lorsque j'étais enfant, on ne parlait pas des méfaits du soleil, on ne les connaissait pas. J'ai donc dégusté pas mal avec ma peau de rousse, et j'ai le souvenir de coups de soleils cuisants qui m'obligent maintenant à me faire examiner 2 fois par an.
Et puis curieusement, à l'époque où meilleure amie et moi testions tous les trucs possibles et imaginables pour être belles, maman, exaspérée de nous voir avec masques au concombres, citron, etc, comme elle, quand elle était jeune, décida d'acheter un livre qui venait de sortir “la beauté et la médecine” du Dr Aron Brunetière, dermatologue de son état. “Pour nous faire comprendre”… Perdu pour elle, il n'a jamais rien trouvé à redire contre le concombre et le henné neutre…
Par contre, outre son réquisitoire contre les traitements de l'époque en vogue contre l'acné et autres choses, il consacrait une partie de son livre à révéler les dégâts que causaient le soleil à la peau et particulièrement le vieillissement précoce.
Ayant exercé en Algérie à une certaine période (si ma mémoire est bonne), il avait été frappé, simple médecin, par l'état de la peau des femmes voilées, comparativement à celui des femmes du même âge dans les pays où le bronzage était de rigueur (et non, je ne milite pas pour le port du voile).
Il avait donc longuement travaillé là-dessus et proclamait haut et fort que le soleil est le pire ennemi de la peau, en précisant avec humour que l'on pouvait se faire rôtir les fesses le temps d'un été tant que nous le voulions, ces dernières ne voyant pas le soleil toute l'année.
Car notre visage, nos mains (et souvent le décolleté que l'on protège souvent très mal), sont exposés au soleil toute l'année, et même le pâle soleil d'hiver compte…
J'ai donc pris la décision de considérer effectivement le soleil comme un ennemi. Les protections solaires n'étaient pas ce qu'elles étaient aujourd'hui, et j'ai pris encore quelques coups sur le visage qui me terrorisaient. Comme l'auteur du livre, je remarquais que les adeptes du bronzages se repèrent à leur peau, et j'avais l'impression de creuser mes rides au moindre écart involontaire. J'ai déjà évoqué ICI mon obsession de la protection absolue contre le soleil.
Et le temps passe. Aujourd'hui A MON AGE, j'ai régulièrement, et depuis pas mal d'années d'agréables réflexions qui me font penser qu'en me protégeant du soleil comme une folle, j'ai investi à long terme :
- A quel âge as-tu eu tes filles pour qu'elles aient déjà 15 et 18 ans ? (un collègue il y a 9 ans)
- Comment ça bac en 1976, mais vous avez quel âge ? (un futur employeur)
- Inutile de me préciser que vous vous êtes toujours protégée du soleil, ça se voit au premier coup d'oeil (3 dermatologues, dont la dernière, la sadique à la prise de sang)
- Ah, ton aînée a 27 ans (un de mes derniers collègues dont la calculatrice interne se mettait en route sans trop comprendre)
- Putain, tu as le même âge que Fernande ? j'aurais jamais cru (et Fernande elle, avait effectivement abusé du soleil, cela crevait les yeux) (un autre de mes derniers collègues qui s'étonnait aussi que je puisse avoir une fille de 27 ans)
Je me protège toujours, encore et encore, la seule chose que j'expose au soleil ce sont mes cheveux, pour le blond, cela ne fait pas de mal…
Faites en autant. Je ne me suis protégée qu'à partir de 18 ans et j'ai déjà dû me faire retirer un truc qui virait mal. Maman qui a vécu l'époque “pour bronzer il faut brûler” subit 1 fois par an une intervention pour un truc qui vire également mal, alors que depuis l'achat du livre (1976) elle fait très attention.
Bien sûr certaines brunes bronzant très facilement et ayant une peau se défendant bien, peuvent se passer des précautions extrêmes qui sont les miennes. Mais pour la majorité, le bronzage est juste le signe que la peau s'est défendue contre une agression, alors qu'on le confond avec “bonne mine”.
Ah vous avez 20 ans ? 30 ans ?
40 ans, 50 ans, ou 60 ans c'est loin effectivement. Mais je vous le souhaite : ils viendront. Et ce jour là il serait dommage d'avoir des regrets pour avoir abusé du soleil…
Généralement, quand les premiers signes d'abus apparaissent sur le visage, il est trop tard, on ne peut pas revenir en arrière, juste éviter d'en prendre encore plus…
Sachez également que le soleil est dangereux également pour vos yeux (même si vous n'êtes pas éblouis) donc : lunettes de soleil toujours à portée de la main.
Vraie protection = écran total (avec lequel on peut tout de même prendre un léger hâle quand c'est tout ce que l'on peut récolter de toutes manières), parasol, chapeau, T-Shirt ou chemise ample en dehors de la baignade (la réverbération est sournoise)
Et si “je m'insurge” c'est contre cette mode du bronzage à tous prix. Qui aura le courage de faire le contraire de Coco Chanel et de relancer la mode du blanc et laiteux ??? Qui redonnera du charme aux ombrelles, aux thés pris à l'ombre d'un grand arbre frémissant ?
Et si vous voulez voir ce que peut donner l'abus de soleil (et elle persiste et signe), cliquez LA !
(Cette image circule sur le Net depuis 4 ans minimum déjà, je l'avais reçue chez Truchon sous l'annonce “cuir à vendre”).
mon œil, c'est tout ce qui me plais,me passionne mon œil c'est tout ce que je vois et ressent.
